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Le Dieu

FLEUR


 

Déesse des fleurs, des jardins, du printemps et de la fécondité dans la mythologie, Flore (ou Flora) fut une divinité vénérée par les Romains. On organisait en son honneur de grands jeux floraux afin qu’elle offre au peuple de bonnes récoltes pour l’année. Si les origines de la déesse restent floues, Ovide lui alloua une dimension poétique en lui donnant la parole dans son œuvre, Les Fastes. Déesse de légendes, on raconte que Junon elle-même l’éleva au rang du Panthéon des dieux…

De Chloris à Flore


D’après Ovide, Flore trouve ses racines dans la mythologie grecque, où on la nommait alors Chloris. Cette nymphe des îles Fortunées était dotée d’une incroyable beauté, au point de séduire Zéphyr, dieu du vent de l’Ouest. Après l’avoir enlevée, celui-ci l’épousa et lui offrit pour domaine l’empire des fleurs et le printemps éternel.
 

Le peuple des Sabins reprit des Grecs ce culte d’une divinité des fleurs. Ils l’appelaient Flore, et marquaient l’arrivée du printemps par des fêtes en son honneur. Leur roi Titus Tatius introduisit par la suite le culte de Flore à Rome : il lui érigea un temple et démontra aux Romains combien était grand le pouvoir de cette déesse pour favoriser les récoltes.
Dans 
Les Fastes d’Ovide, Flore s’adresse au poète en ces termes : « Celle que vous appelez Flore était autrefois Chloris ; une lettre de mon nom a été altérée en passant des Grecs chez les Latins. [...] Dire combien j’étais belle coûterait à ma modestie ; Je jouis toujours du printemps : l’année, pour moi, conserve toujours ses richesses, l’arbre son feuillage, la terre sa verdure. Les champs que j’ai reçus en dot renferment un jardin fertile ».

Les Floralies

Convaincus du pouvoir de Flore, les Romains organisèrent de grandes fêtes en son honneur. Ces festivités, appelées Floralies (Floralia), duraient cinq jours au cours du printemps. A l’origine, les Floralies n’avaient pas lieu chaque année : on les célébrait uniquement lorsque le temps et le climat laissaient présager de mauvaises récoltes. Ce ne fut qu’en 114 avant J.-C. que le Sénat décida de rendre ces jeux floraux annuels, suite à une stérilité des terres qui dura plusieurs années et que l’on attribua naturellement à la colère de Flore : « Moi aussi, les Sénateurs m’ont négligée. Que faire ? Par quel moyen manifester ma douleur ? Quelle peine exiger pour compenser l’insulte subie ? De tristesse, je négligeai mon rôle ; je cessai de veiller sur les campagnes et la fertilité des jardins n’avait plus d’intérêt pour moi ; les lis étaient tombés, on pouvait voir les violettes flétrir et s’étioler les tiges du safran pourpré. » (Les Fastes, Ovide).
 
Les Floralies furent donc organisées chaque année à la fin du mois d’avril jusqu’au début du mois de mai : « 
Les Sénateurs se réunissent et promettent, au cas où la floraison de l’année serait bonne, des jeux annuels en ma divinité. Je consentis à ce vœu : le consul Laenas et le consul Postumius s’en acquittèrent, en organisant des jeux en mon honneur ».
Les fêtes se déroulaient la nuit aux flambeaux, dans une ambiance champêtre où les jeunes femmes exécutaient des danses, des chants et des représentations dramatiques. Une danse naïve exprimant l’allégresse et le renouveau printanier était faite spécialement en l’honneur de la déesse et des chasses étaient également organisaient dans un cirque dédié à l’événement, appelé le cirque de Flore. 
Mais bientôt, ces festivités dégénérèrent en un spectacle licencieux, rythmé de danses obscènes exécutées par des courtisanes nues. Caton, homme d’Etat et écrivain romain, y assista et, choqué par cette atmosphère de perversion pour honorer une déesse, ne put soutenir le spectacle jusqu’à la fin.

Déesse de légendes

Lactance, rhéteur romain, avançait une explication plus terre-à-terre à ce culte de la déesse Flore et à l’impudicité de ces fêtes. Flora aurait été en réalité une femme débauchée dotée d’une immense richesse et qui aurait fait du peuple romain son héritier. Sa seule condition : qu’on la célébra tous les ans au travers d’une grande fête. Mais il précisait que le Sénat, souhaitant donner un passé plus honorable à ces fêtes, fit de Flore une déesse de la mythologie.
 

Varron, écrivain et savant romain, démentit cette version, soutenant que les Sabins reconnaissaient déjà Flore comme déesse avant se s’établir à Rome. Preuve en était l’histoire de Tatius, roi des Sabins, qui sur le point de livrer bataille aux Romains adressa un vœu à cette divinité. Ovide fait s’exprimer la déesse Flore : « Pourquoi est-ce la foule des courtisanes qui célèbrent les jeux ? La raison n’est pas bien difficile à fournir. Flora n’est pas de ces sombres déesses, aux discours grandiloquents, elle veut que sa fête soit accessible à des chœurs populaires et nous dit de jouir de la beauté de l’âge, quand il est en fleur, et de ne pas se soucier des épines une fois les roses flétries ».
 

Il donne une vision plus poétique de son rang de déesse dans la mythologie en narrant une histoire. Junon, reine des dieux et du ciel, souhaitait concevoir un enfant et demanda son aide à Flore dans cette entreprise : « Ce que tu demandes, dis-je, une fleur qui me vient des champs d’Olène te le donnera : elle est unique dans mes jardins. Celui qui me l’a donnée a dit : “Avec elle, touche une génisse même stérile, elle sera mère“ ; je le fis, et instantanément, elle devint mère ». En remerciement, Junon lui offrit une place importante au Panthéon.

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